Fiche technique – Pyracanthe

Pyracantha

Famille : Rosaceae
Nom botanique : Pyracantha coccinea
Nom français : Buisson ardent, pyracanthe
Nom anglais : Firethorn, Pyracantha

Description

Le pyracanthe est un arbuste épineux à troncs multiples. Ces jeunes tiges grises tournent au noir avec l’âge et deviennent très rigides. ses feuilles luisantes et ses petites baies vives toutes bien proportionnées font de lui un sujet idéal pour le bonsaï, surtout à l’automne.

La famille des pyracanthes comprend sept espèces d’arbustes ou arbrisseaux à feuilles persistantes parfois épineuses. Selon l’espèce, sa taille peut varier de 2 à 6 mètres.

Ses feuilles luisantes sont petites, alternes et finement dentelées. Elles sont persistantes en climat doux, mais peuvent être partiellement ou entièrement caduques en climat septentrional.

Ses petites fleurs (0,5 à 1 cm) paraissent au milieu du printemps sur de petits éperons produits l’été précédent. Elles sont blanches à cinq pétales.

Le pyracanthe produit de petites baies rondes (comme des pommes) de teinte rouge brillant, orange ou quelquefois jaune, très appréciées des oiseaux.

Distribution géographique

Le pyracanthe est originaire de l’Europe du Sud-Est et on en retrouve jusqu’à l’Himalaya, la Chine et Taïwan.

Habitat

Zones de rusticité : 6 à 9

Variétés ou espèces similaires

La famille des pyracanthes comprend sept espèces d’arbustes ou arbrisseaux, plusieurs variétés et plus de cinquante cultivars. Aucun n’est vraiment rustique à Montréal (zone 5b). Parmi les plus rustiques, on retrouve le P. coccinea et ses cultivars ‘Lalandei’ , ‘Kazan’, ‘Thornless’, et P. atalantioides. Ils tolèrent des températures jusqu’à -20 °C, mais meurent à des températures inférieures.

Des espèces originaires de climats plus doux tel que le sud de la Chine s’adaptent bien comme bonsaïs d’intérieur. Celles-ci comprennent :
P. angustifolia (zone 7),
P. crenatoserrata (syn. fortuneana) (zone 7),
P. crenulata (zone 7),
P. hoidzumii (zone 8),
P. rogersiana (zone 8).

Le pyracanthe comme bonsaï

Le pyracanthe peut être formé comme un arbre à tronc unique, ce qui lui donne tout le charme d’un vieux pommier.

Ses petites baies vives, toutes bien proportionnées, font de lui un sujet idéal pour le bonsaï, surtout à l’automne. Mais il est préférable d’enlever ces fruits avant la fin de l’automne afin d’éviter l’épuisement et le dépérissement des branches.

Emplacement estival

Lorsqu’il est cultivé en plein soleil, le pyracanthe produit davantage de fruits. Toutefois, il tolère bien une lumière tamisée.

Emplacement hivernal

En hiver, il doit être bien protégé sous couche froide (boîte isolée) ou gardé en serre froide.

Les espèces originaires de pays tropicaux doivent être gardées à l’intérieur.

Arrosage

Le pyracanthe demande beaucoup d’eau surtout pendant les périodes de floraison et de fructification. Les arrosages doivent être fréquents et copieux.

Fertilisation

Le pyracanthe est friand d’engrais durant sa période de croissance, sauf pendant de la période de floraison. Si on choisit un engrais chimique, opter pour un engrais pour plantes à fleurs acidophiles (p. ex., engrais pour azalée, rhododendron, camélia) et ne pas diluer la dose recommandée. Les engrais organiques sont appliqués sous forme liquide toutes les deux semaines ou sous forme solide une fois par mois.

Taille et pinçage

La taille devra se faire pendant la période de dormance, de novembre à mars. Pour assurer une floraison abondante, ne jamais éliminer les petites branches courtes. Seules les branches trop longues devront être taillées. Elles devront être coupées juste au-dessus d’une petite branche horizontale face à l’extérieur. De nombreuses branches secondaires se formeront le long de la branche et produiront des fleurs et des fruits l’année suivante.

Pendant la période de croissance active, il est préférable de pincer uniquement les nouvelles pousses vigoureuses afin de ne pas affaiblir les branches du bas. Un pincement suivi produira une ramification délicate.

Ligature

La ligature doit se faire soit en juin, soit à la mi-octobre ou à la mi‑novembre. Il est plus facile de ligaturer de jeunes arbres et de nouvelles pousses. Les vieilles branches ou les branches épaisses sont plus cassantes. Avant de les ligaturer, laisser le substrat sécher pendant quelques jours, puis mouiller l’écorce juste avant de ligaturer.

Rempotage

Le rempotage devra être effectué tous les deux ans. Cependant, les pyracanthes tolèrent mal la taille sévère des racines. L’ajout d’os moulus au substrat, ou dans les coins du pot, produit une floraison plus abondante.

Substrat

Le sol doit bien se drainer mais retenir l’humidité et contenir suffisamment de matières organiques. Le pH du sol devrait être légèrement acide.

Consulter le « Tableau de rempotage » et utiliser les proportions pour les feuillus.

pH idéal : 5,5 à 6,5

Maladies

Comme plusieurs espèces dans la famille des rosacées, les pyracanthes sont sujets à plusieurs maladies. Parmi les plus sérieuses, la brûlure bactérienne (Erwinia amylovora) est la cause du flétrissement des feuilles, qui noircissent soudainement comme si elles étaient brûlées par le feu.

Dans le cas de la tavelure, une partie des feuilles sont d’abord recouvertes par des taches de suie noire. Elles jaunissent, brunissent et tombent ensuite. Pour traiter, utiliser du Benlate, du Ferban ou du Zineb ou le fongicide Safer’s defender, ou encore le biofongicide Green Earth. Le Pyracantha crenatoserrata résiste toutefois à la tavelure. En conséquence, il est préférable de choisir des cultivars qui résistent à ces maladies, tels que ‘Mohave’ dont les baies sont orange vif, ‘Navako’ et ‘Pueblo’ dont les baies sont orange-rouge, ‘Shawnee’ dont les baies sont jaune-orange, ‘Teton’ dont les baies sont orange-jaune, ‘Apache’ dont les baies sont rouge vif et ‘Fiery Cascade’ qui produit de petites baies rouges.

Insectes

Les pyracanthes sont sujets à une grande variété de prédateurs suceurs tels le puceron du pommier, les cochenilles, trois espèces de kermès et la punaise réticulée du cognassier. Tous peuvent être contrôlés par le Diazinon, le Malathion et le Sevin ou encore l’huile horticole, le Savon insecticide Safer’s, ou le End-all.

Multiplication

Il existe plusieurs méthodes pour multiplier les pyracanthes : les semis, le bouturage et le marcottage aérien.

Les semis de graines fraiches devront être stratifiés au froid pendant au moins 90 jours pour assurer la germination.

Le bouturage peut se faire tard au printemps jusqu’au début de l’été, mais pour un meilleur résultat, utiliser en automne des boutures semi-aoûtées avec un talon. Traiter les boutures avec des hormones d’enracinement, placer dans un mélange de sable (60 %) et de tourbe (40 %), avec une source de chaleur au fond. L’enracinement se fera  dans les 3 à 4 semaines qui suivent.

Le marcottage aérien des vieilles branches de pyracanthe, tôt au printemps, réussit bien et s’avère la méthode la plus populaire au Japon.

Rédaction : David Easterbrook – révision 07-2014

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