Le penjing

Penjing est un terme chinois qui signifie littéralement «pot et paysage». L’art du penjing est un ancien art chinois consistant à faire pousser des arbres et des plantes dans des pots, tout en recréant un paysage. Il est à l’origine des bonsaïs japonais, plus connus.

penjing

Les Chinois furent les premiers à cultiver des arbres en pot dans un but esthétique, à l’ère de la dynastie des Han (-206 à 220). À cette époque on ne parlait pas encore de bonsaï mais de penjing (pénjǐng 盆景) (représentation d’un paysage dans une coupe). Peu après, sous la dynastie Qin (220 à 581) apparaissent les pensai (盆栽 pénzāi) (arbre unique dans une coupe).

Sous la dynastie Yuan (1279 à1368), des ministres et des marchands japonais vont ramener des arbres dans leur pays. Cependant, cet art ne sera réellement intégré au Japon que lorsqu’un fonctionnaire chinois, Chu Shunsui, fuyant la domination manchoue en 1644, emportera sa collection avec lui. Il initiera ainsi quelques japonais à la culture des futurs arbres en pot appelés bonsaï.

À la différence du bonsaï, qui est un arbre solitaire ou une forêt en pot, le penjing évoque plutôt un paysage grâce à divers éléments associés aux arbres, comme de l’eau, des pierres ou des figurines.

Dans l’école chinoise, plus patiente, les arbres sont moins travaillés que dans l’école japonaise. La ligature, qui ne date que de 1890 au Japon, n’est pas ou peu utilisée. La forme des branches n’est modifiée essentiellement que par la taille, ce qui demande plus de temps pour obtenir des résultats presque identiques.

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