FICHE TECHNIQUE – COTONÉASTER À PETITES FEUILLES


Famille : Rosaceae
Nom botanique : Cotoneaster microphylla ou microphyllus
Nom français : Cotonéaster à petites feuilles
Nom anglais : Small-leaved Cotoneaster

Description

Cet arbuste aux branches érigées possède des feuilles d’environ 8 mm de long, d’un vert brillant sur le dessus tandis que le dessous est pubescent et vert gris.  Ses fleurs aux pétales étalés sont blanches.  À l’automne, il se couvre littéralement de baies rouge écarlate.

Les cotonéasters se divisent en deux catégories, ceux au feuillage caduc et ceux au feuillage persistant. Seulement les premiers sont rustiques dans la région de Montréal.

Les cotonéasters sont des arbustes, mais il est possible de leur donner une forme d’arbre en éliminant les branches du bas et en coupant les branches opposées qui lui donnent autrement un aspect monotone, genre feuille de fougère ou arête de hareng.

L’écorce, lorsqu’elle est jeune, est brun foncé mais avec l’âge, elle devient argentée. Les branches sont fines et elles tendent à s’affiner encore plus avec les tailles. Les feuilles, très nombreuses, sont généralement lancéolées (elles peuvent aussi être rondes), et vert foncé. Les nouvelles pousses sont habituellement d’une teinte rougeâtre, ce qui crée un agréable contraste avec le feuillage. Les fleurs, qui apparaissent en mai ou en juin, sont petites et varient du blanc au rose foncé.  Elles donnent naissance à de petites baies rouges ou orangées (ou même noires chez certaines espèces) qui sont particulièrement attrayantes et qui demeurent sur l’arbuste même après la chute des feuilles.

Distribution géographique

La majorité des cotonéasters sont originaires des régions montagneuses et tempérées d’Asie.

Habitat

Ils colonisent volontiers les talus ou les zones difficiles d’accès.

Zone de rusticité : 5

Variétés ou espèces similaires

Cotoneaster  horizontalis ou Cotoneaster ‘Rock-spray’ : feuilles, presque rondes, environ 13 mm de longueur, fleurs tirant sur le rose avec des pétales érigés. À l’automne, l’arbuste se couvre de petites baies rouge vif.

Cotoneaster ‘Perpusilla’ : feuilles et branches plus petites, fruits plus abondants ; rouge orangé à l’automne.

Le cotonéaster comme bonsaï

C. adpressa var. Preacax, C. apiculata et C. damneri sont communs. On peut tous les utiliser comme bonsaï mais, des trois, C. apiculata est préférable à cause de ses plus petites feuilles.

Les cotonéasters se prêtent à presque tous les styles mais, personnellement, je les préfère sous forme de cascade ou de semi-cascade.

Emplacement estival

L’été, on recommande de les placer en plein soleil. C’est ce qui permet à la plante de concentrer son énergie sur la production des baies à l’automne.

Emplacement hivernal

Ils ont besoin d’une période de temps  vers la fin de l’automne afin de préparer le renouveau printanier. Les espèces qui ne sont pas très rustiques, comme les deux premières qui ont été mentionnées, doivent être laissées à l’extérieur jusqu’à la première ou même deuxième gelée à l’automne. Après ce gel, on les couvre pour l’hiver (i.e. châssis de couches). Ils peuvent même hiverner à l’intérieur pourvu que la température demeure constante, entre 5°C et 10°C.

Arrosage

Ils ont besoin de beaucoup d’eau, surtout au moment de la floraison et de la fructification ; mais en même temps, ils exigent un égouttement parfait.

Fertilisation

Il leur faut beaucoup d’engrais, particulièrement durant la période de croissance. À ce moment-là, il faut les fertiliser une fois par semaine avec une solution riche en phosphore et en potasse (ex. 5-10-10), pour encourager la production de fleurs et de fruits.

Taille et pinçage

À cause de sa croissance rapide et de son embranchement parallèle, le cotonéaster exige une taille fréquente et souvent considérable. Il faut laisser un bon intervalle entre chaque branche parce que toutes ces tailles encouragent une floraison très abondante.

On doit pratiquer les tailles tôt au printemps.   Elles consistent généralement à supprimer ou à raccourcir les pousses de l’année précédente et à se débarrasser des bourgeons indésirables.  Ces tailles importantes doivent précéder l’apparition des bourgeons.

Défoliation

Les feuilles étant déjà petites, il n’est pas nécessaire de défolier.

Ligature

La ligature doit précéder l’apparition des bourgeons. On recommande de recouvrir le fil de papier.

Rempotage

Les cotonéasters doivent être rempotés annuellement (les vieux spécimens 2 fois l’an) si on veut prévenir une détérioration rapide.   Au cours de cette opération, il faut être prudent car leurs racines ne retiennent pas très bien la terre.

Substrat

Un substrat riche, plutôt alcalin qu’acide, leur convient parfaitement.
Consulter le « Tableau de rempotage » et utiliser les proportions pour les feuillus.

pH idéal : 7 à 8

Maladies

Pour ce qui est des maladies, les cotonéasters ne semblent  être susceptibles qu’à celles s’attaquant aux pommiers et aux poiriers, comme la tavelure, la rouille, les brûlures sur les feuilles, le chancre sur la racine ou l’écorce et la fumagine. Il est assez facile de tenir tout cela sous contrôle en le vaporisant avec un fongicide.

Insectes

Les rongeurs ne s’attaquent que rarement aux cotonéasters, mais ce n’est pas le cas des cochenilles comme les cochenilles de San Jose et de Kermès.   Un arrosage dormant d’huile supérieure devrait aider à contrôler ces insectes.

Multiplication

Elle se fait généralement par marcottage aérien ou par bouturage. Les boutures doivent être prélevées juste avant ou après la floraison. D’après Tony Hyber, de la pépinière Perron, on obtient plus de succès en se servant de boutures fraîches, vertes et tendres,  enduites de  poudre d’hormone, avec de la chaleur au-dessous et de l’air frais au-dessus.

 

 

Rédaction : David  Easterbrook

Mise en page : Louise Gendron

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